Histoire

Avant-propos


Cette rubrique tente de relater l'histoire connue ou moins connue de Bétheniville et sa région.
N'hésitez pas à apporter votre contribution directement ou en nous écrivant pour publication.

En fait, comme l'écrit Christophe ROMEU dans son article sur le canton de Bourgogne dont nous tirons quelques informations, (http://www.patrimoinedefrance.org/his006.htm):

"l'histoire de la région peut se résumer en une succession de périodes prospères, ponctuées par des guerres qui ruinèrent l'économie et firent repartir les habitants sans cesse de zéro."





Bibliographie :

    A.Thenault, Histoire de Bétheniville depuis son origine jusqu'à nos jours
    A.LONGNON, Dictionnaire topographique du département de la Marne, Betiniaca Villae.
    M. CRUBELIER (sous la direction de), Histoire de la Champagne , Toulouse, Privat, 1975 (réed. 1988), 470 p.
    Abbé DESAILLY, Histoire de Witry et des villages situés autrefois sur son territoire ou relevant de son église et actuellement détruits (Burigny, Marqueuse, Courtmartin, La Mairie, La Neuville-lès-Burigny) , Reims, 1870, 340 p.
    S.R.A., Site communal de Bourgogne , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.
    S.R.A., Site communal de Caurel , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.
    S.R.A., Site communal de Frène-lès-Reims , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.
    S.R.A., Site communal de Isles-sur-Suippes , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.
    S.R.A., Site communal de Lavannes , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.
    S.R.A., Site communal de Pomacle , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.
    S.R.A., Site communal de Witry-lès-Reims , D.R.A.C., Châlons-en-Champagne.



Nous tenons à remercier M. Gillet pour ses ressources documentaires sans lesquelles cette section serait presque vide ! Si vous possédez vous aussi des informations susceptibles de venir enrichir cette archive, afin que Bétheniville se raconte à elle-même et aux autres, écrivez-nous.



Les Origines.


Depuis le Néolithique, les vallées de la Suippe et de l’Arnes constituent des lieux privilégiés pour l’implantation humaine. D’après les ensembles funéraires et les installations agricoles repérés par photographies aériennes, les plateaux environnants ont été fréquentés dès le second âge du Fer (475-30 avant notre ère).

Précision : Le Néolithique est une époque préhistorique marquée par de profondes mutations techniques et sociales, liées à l’adoption par les groupes humains d’une économie de production basée sur l’agriculture et l’élevage, et impliquant le plus souvent une sédentarisation. Les principales innovations techniques sont la généralisation de l'outillage en pierre polie et de la poterie en céramique.

Les premiers défrichements, attestant d'une occupation agricole croissante, laissent penser à la création de pacages et de terres cultivées. On suppose que la population atteint alors une densité de 10 hab./km2 essentiellement sur les plateaux au nord et à l'est de l'actuelle Reims. Plus tard, à l'âge de bronze et du fer, la population se recentre plutôt aux abords des fleuves et des rivières comme la Suippe ou tout un foyer de peuplement commence à se dessiner. Les villes de la région ne naissent réellement qu'à la période Gallo-romaine qui va commencer...

Etude : Enclos Funéraire du Mont de Merlan

Historique et présentation de l’opération



Vue aérienne de l'enclos en cours de fouille (V. Desbrosse) La société Cristal Union souhaitant agrandir sa zone de stockage de Bétheniville (Marne), au lieu-dit "Mont de Merlan", un diagnostic archéologique a été mené en novembre 2001 par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Il a confi rmé la présence d’un enclos funéraire carré déjà connu par photographie aérienne et mis en évidence, en son centre, une tombe rectangulaire entourée de 4 trous de poteau. La découverte de cet ensemble funéraire très bien conservé a motivé la réalisation d’une fouille en mai et juin 2002.

Le village actuel est situé au confluent de deux rivières - la Suippe et l’Arnes - qui dépendent du bassin versant de l’Aisne. 
Le secteur fouillé, en bordure orientale du Bassin parisien, appartient à la Champagne crayeuse et occupe une surface plane au sommet d’une petite ondulation dont l’altitude avoisine les 140 m. Depuis le Néolithique, les vallées de la Suippe et de l’Arnes constituent des lieux privilégiés pour l’implantation humaine. D’après les ensembles funéraires et les installations agricoles repérés par photographies aériennes, les plateaux environnants ont été fréquentés dès le second âge du Fer (475-30 avant notre ère). Ce n'est qu'à l’époque médiévale que l’occupation semble à nouveau se concentrer dans les vallées.

L’enclos funéraire de forme quadrangulaire et de plus de 10 m de côtés est constitué d’un fossé aux angles arrondis et renferme en son centre une fosse rectangulaire correspondant à une tombe. Durant la Protohistoire, ce type de vestiges délimite fréquemment des lieux à vocation funéraire contenant une ou plusieurs tombes. Il en existe également de forme circulaire. La terre issue du creusement des fossés peut servir à édifi er un tertre ou tumulus, monticule de terre recouvrant la sépulture. L’enclos enserre 7 trous de poteau (dont 4 dessinent un plan rectangulaire), deux fosses et une sépulture centrale à incinération. Dans son angle ouest, 3 urnes cinéraires et une incinération en contenant périssable (sac de toile ou de cuir ?) ont été déposées après le comblement du fossé.

De nombreux objets et des quartiers de viandes accompagnaient les défunts dans la sépulture centrale, avec notamment un fragment d’une perle en verre bleu d’un modèle rare en ChampagneArdenne. La céramique L’ensemble céramique compte 21 vases, dont seulement 3 (vases 1, 2 et 4) ont été placés entiers dans la sépulture. Les autres ont été brisés et déposés incomplets. Sur le plan technologique, il s’agit d’une céramique fi ne et tournée. Une grande partie du service porte les séquelles d’un passage sur le bûcher funéraire. Sur le plan fonctionnel, on observe d’emblée que les formes hautes de type jarre, présentes en 18 exemplaires, dominent les formes basses de type écuelle, qui sont seulement au nombre de 3. La faune L’analyse des restes de faune a démontré qu’au moins 2 porcs, 2 moutons et 2 poulets ont été sacrifi és lors des funérailles. Certains ont accompagné le mort sur le bûcher et d’autres sont placés dans la tombe sous forme de quartiers de viande. Le métal Près de 60 objets ou fragments d’objets métalliques ont été déposés dans la sépulture, soit dans l’amas osseux, soit dans le vase 1. En plus d’un rasoir en fer, de fi bules en bronze et en fer, l’amas osseux contenait 35 objets ou reliquats d'objets en fer, dont de nombreuses bagues rivetées. Il reste à leur attribuer un usage certainement en relation avec un objet en bois, si l’on en croit les traces ligneuses observées sur plusieurs d'entre elles. Les bagues sont toutes façonnées selon le même mode opératoire : une tige plate est découpée au burin, martelée puis rivetée avant d’être repliée au niveau du rivet central. Grâce à l’étude des objets placés dans la tombe, on situe la mise en place de la sépulture principale entre 80 et 60 avant notre ère.

Les Rèmes, alliés des romains


En période Gallo-romaine, Bétheniville est en plein territoire des Rèmes, un des peuples Gaulois de la Champagne, de source germanique, membre de la confédération belge.

En 57 avant J.C., contre la décision de l'assemblée des belges d'entrer en guerre contre Rome, les Rèmes se rallient à César, bénéficiant ainsi de sa protection. En 51 avant J.C. César proclame La Gaule chevelue "province Romaine" et Durocortotum (Reims actuelle) devient la capitale de Belgique seconde.

précision sur Reims: Vers 80 avant J-C, les Rèmes construisent l'oppidum de Durocorter sur le site qui deviendra Reims. En celtique, Durocorter, la forteresse ronde, devient Durocortorum et est mentionnée dans les commentaires de Jules César. Strabon cite le nom de Durocortora. Voyant l'avancée de l'armée de César, les Belges s'allient pour repousser cette invasion. Les Rèmes refusent cette alliance et choisissent d'aider Rome. L'alliance est votée par le Sénat de Rome. Les Belges sont battus sans grande difficulté. En 53 avant J-C, César ordonne au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes. Les Rèmes ayant prouvé leur fidélité à Rome, Durocortorum est classée dans les cités fédérées, considérées comme indépendantes. Sous Auguste (entre 16 et 13 avant J.-C.), les Rèmes sont placés dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale. Les nombreux monuments ou autres traces de l'époque romaine montrent que Reims est à l'époque très prospère (de récents travaux archéologiques font même de la ville la deuxième plus vaste de l'Empire après Rome). Sept grandes voies desservent la ville. (source: wikipedia)

Va alors débuter une période de grande prospérité pour notre région au coeur de la Gaule chevelue, dans une atmosphère de paix et de tranquilité garantie par le puissant allié romain.





Le moyen-âge


Les invasions barbares:


La religion Romaine (culte à Mercure) laisse la place à une évangélisation très lente de la région entre le IIIè et le Vè siècle, période où l'évèque Nicaise érige à Reims une première Cathédrale où Clovis décida d'être baptisé en 498 avec 3000 de ses guerriers.
Mais à partir du IIIè siècle, une période plus délicate commence aussi pour la région.
Les invasions barbares déferlent. Les noms des tribus sont préférés aux noms romains, notemment pour désigner les lieux, les villes et villages. Ainsi, "Durocortorum" devient cité des rèmes (Remensis).

Les vandales puis les uns, commandés par Attila dévastent Reims.
Plus tard, les invasions normandes ralentissent le pénible redémarrage agricole jusqu'au IX ou Xè siècle.

Au XIè siècle, la paix revient plus durablement (Trève de Paix de Dieu, Paix des Princes puis Paix du Roi). L'économie agricole repart. La position géographique de la région la met au coeur de l'europe et à la croisée des routes marchandes entre l'angleterre et Rome. Les foires de Champagne se développent à cette époque. Les édifices religieux s'élèvent: Cathédrale de Reims, basilique Saint Remi, L'abbaye Saint Nicaise, et de nombreuses petites églises de campagne dans les villages développés à partir des villae.

On retrouve des traces de l'église Sainte Marie Madeleine de Bétheniville à partir du XIIIè siècle.
Les Grandes Calamités :
En 1333, la guerre de Cent Ans commence. La région est à nouveau dévastée.
En 1359, Edouard III d'angleterre décime Reims où il tenait à se faire couronner roi de France.
En 1483, de nombreuses épidémies dans le sillage de la Guerre de Cent Ans, dont la lèpre, finirent d'accabler les habitants du nord-est Rémois.


Ancienne tour et forteresse de la châtellenie.


Il ne reste aucune trace de la forteresse qui formait le siège de la châtellenie archiépiscopale et commandait le passage de la Suippe. Elle se trouvait dans le voisinage de l'église, comme à Sept-Saulx et à Courville, autres châtellenies de l'archevêché. L'emplacement en est d'ailleurs clairement indiqué en cet endroit sur un plan de la fin du XVIIIe siècle, qui marque le terrain où s'élevait la tour comme "donné à titre de sur cens et possédé par Simon Henrat".

Ce terrain est situé du côté de l'école actuelle, sur la grande place, à droite en regardant le portail de l'église. 
Il ne subsiste actuellement de la tour aucune trace, ni souvenir, et nous n'en connaissons pas de vue exacte et authentique, car on n'en trouve pas de figure dans les vues et les plans levés par Claude de Chastillon vers la fin du XVIe siècle.
Ce fut à cette époque qu'elle disparut, ou du moins, qu'elle fut démantelée avec beaucoup d'autres forteresses ayant servi sous la Ligue. Sa construction remontait au XIIe siècle et était attribuée à l'archevêque Henri de France, qui accrut et développa si puissamment les dépendances féodales de son siège métropolitain.

[Henri de France, archevêque de Reims, en 1171, fit élever la tour de Bétheniville et fortifia le château... Ce château, situé au centre du pays, dans la rue appelée aujourd'hui le Neufbourg, était entouré de larges et profonds fossés et défendu par un pont-levis. Il possédait un pavillon superbe qui dominait l'universalité des habitations du village." (Statistique de Bétheniville, par M. l'abbé Paris, citée dans l'histoire de Bétheniville, par A. THENAULT, 1870)]

A l'envie ses successeurs, du XIIIe siècle et du XIVe siècle, maintinrent leurs droits temporels au château de Bétheniville; Pierre Barbet y fonda une chapelle ["Pierre Barbet, archevêque de Reims, qui se plaisait à habiter son château de Bétheniville, y fonda en 1294, une chapelle et la dota de douze livres parisis à prendre sur les acquêts de l'archevêché;" (Histoire de Bétheniville, par A. Thenault)].

On y incarcéra l'un des bourgeois de Reims les plus connus. ["Remi Grammaire, bourgeois de Reims, incarcéré en 1318, par les officiers de Robert de Courtenay, archevêque de Reims, périt dans la tour de Bétheniville où il avait été transféré. - Cette tour fut démolie en 1596, et ses débris furent employés plus tard au pavage de la chaussée de Bétheniville. C'est aujourd'hui une place publique, où la jeunesse se livre aux jeux et aux danses les jours de fête." Histoire de Bétheniville, par A. Thenault)]. Plus tard, jusqu'au XV e siècle, on y exécuta des travaux de défense [On exécute des hourdages et divers travaux de défense, ainsi que d'autres réparations, au château de Bétheniville de 1376 à 1483. Comptes de la Châtellenie de Bétheniville. (Dans ces comptes se trouvent bien d'autres curieux détails sur cette forteresse, relatés dans l'Inventaire sommaire, 1899)] Mais, au siècle suivant, l'abandon se manifesta, et le château cessa d'être entretenu.

[Les archevêques cessèrent de venir habiter le château de Bétheniville dont la décadence se fit bientôt sentir... Les caves dépendant du château en étaient éloignées d'environ 500 mètres. Elle étaient situées à l'ouest du village. L'endroit où elles étaient situées a conservé sont ancien vocable. Le lieu où était assis le château est un terrain marécageux et humide, où il était impossible de creuser des caves. "Histoire de Bétheniville, par A. Thenault)].

Le mobilier fut négligé et disparut peu à peu.
En même temps que l'on démolissait à Reims le Château de Porte-Mars, en 1595, celui de Bétheniville était vendu au profit de l'archevêque et ses débris servirent à la construction de celui de Saint-Souplet

[1599. Sy vendue et abattue les pierres de la grosse tour de Bétheniville, laquelle estoit très ancienne comme celle de Fismes et de Cormicy; et fut vendue par icelluy sieur (l'archevêque de Reims) à Madame la vicomtesse d'Acy et mesnée en ses bastyments de Saint-Souplet." (Journalier de Jean Pussot, publié par Ch. Loriquet, 1838)].

Toute fois, le donjon survécut longtemps à la ruine entamée de la forteresse, et ses fondations fournissaient, au début du XVIIIe siècle, la ressource d'une carrière de pierres solides, dont l'intendant de Champagne faisait extraire les matériaux, en vue de bâtir aux frais de l'Etat les casernes de la généralité

[Bétheniville, 22 juin 1720. Procès verbal de l'extraction des pierres des murs et des fondations de la tour de Bétheniville, faite par ordre de l’intendant de Champagne pour fournir des matériaux à la construction des casernes de la généralité. Archives de Reims, Archevêché].


A titre de souvenirs, nous signalerons, après le château de l'archevêque, les résidences de quelques familles nobles bien connues, qui possédèrent des fiefs à Bétheniville

["Les familles nobles qui habitèrent Bétheniville durent les familles de Castres, d'Escannevelle, de Cabaret et de Saint-Quentin. La famille d'Escannevelle, la plus connue, était originaire du Rethelois et n'apparaît à Bétheniville qu'au début du XVIIIe siècle; elle y eut des représentants jusqu'en ces derniers temps, car elle ne fut pas inquiétée pendant la Révolution et conserva ses biens; elle s'allia à la famille Barbier, et son nom figura encore sur la cloche de l'église en 1836. La maison qu'elle habitait, située en avant de l'église, se trouve aujourd'hui transformée en ferme. Les familles de Cabaret et de Saint-Quentin ont été aussi fixées à Bétheniville, et plusieurs de leurs membres eurent leur sépulture dans la chapelle N.D. de l'église paroissiale." Histoire de Bétheniville, par A. Thenault].

Citons notamment le fief de Richebourg, érigé en 1640, au profit de la famille de Castres

[Sedan, 12 juin 1640. Acte par lequel Henri de Lorraine, archevêque de Reims, érige en fief le domaine de Richebourg en faveur de Charles de Castres, vicomte de Barbonval; dénombrement de ce fief par Madeleine de Castres, veuve de Charles d'Escannevelle (11juin 1754); foi et hommage par Jacques d'Escannevelle (5 févier 1761). Archives de Reims, Fonds de l'Archevêché)]

, et qui fut conservé plus d'un siècle dans cette famille, dont une alliance le transmit à celle d'Escannevelle.


Cette résidence seigneuriale qui figure avec ses dépendances dans le plan du XVIIIe siècle déjà cité, existe encore aujourd'hui (1899). Elle est située au sud du village, dans la rue de la Chapelle, prés de la ligne du chemin de fer. C'est un vaste corps de logis, transformé en maison de culture, remarquable par ses ouvertures en briques et pierres, et son fronton contenant un cartouche dont les armoiries sont effacées; sur l'autre face, vers la cour, cette maison offre également un cartouche aujourd'hui lisse.
Les Templiers eurent des possessions à Bétheniville, qui relevaient de la commanderie de Merlan [Bétheniville et Pontfaverger. - Sur leurs dépendances et leurs relations avec la commanderie du Temple de Merlan, près d'Aussonce (Ardennes) in Ordre de Malte, Les Commanderies du Grand Prieuré de France, par E. Mannier, (1872)]. Il n'en subsiste aucune trace à notre connaissance.]


Les Cartes de Cassini


Carte de Cassini (1780): L'orthographe est à cette époque: Bethniville


La carte de Cassini ou carte de l'Académie est la première carte générale du royaume de France. Il serait plus approprié de parler de carte des Cassini, car elle fut dressée par la famille Cassini, principalement César-François Cassini (Cassini III) et son fils Jean-Dominique Cassini (Cassini IV) au XVIIIe siècle.

L'échelle adoptée est d'une ligne pour cent toises, la transposition de ce rapport dans le système métrique donne une échelle proche de 1/86 400 (1 centimètre sur la carte correspond à environ 864 mètres sur le terrain).

Cette carte constituait pour l'époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s'appuyer sur une triangulation géodésique dont l'établissement prit plus de cinquante ans. Les quatre générations de Cassini se succédèrent pour achever ce travail. (source wikipedia)



Enceintes du village de Bétheniville.


De même que la forteresse archiépiscopale était munie d'une enceinte et de fossés alimentés par la Suippe, de même certainement, au moyen-âge, les habitations des vassaux étaient aussi entourées de fossés dont l'existence est mentionnée pour la fin du XVe siècle.

Au XVIe siècle, il fallut pourvoir à la résistance d'une manière plus efficace, et nous empruntons au mémoire déjà cité les renseignements relatifs à ces travaux de défense:
"Les habitants de Bétheniville, voulant se soustraire aux bandes calvinistes, demandèrent et obtinrent du roi Henri III la permission de fortifier leur village. Cette permission leur fut accordée par lettres patentes datées du mois de novembre 1576."

Ces lettres autorisaient de clore et fortifier le village de murailles, tours, fossés, remparts, portes, poteaux et ponts-levis, pour la sûreté et commodité des habitants. Les fortifications commencèrent aussitôt l'autorisation. On construisit des remparts dont l'élévation était de huit mètres environ. Les fondations étaient en pierre et le reste en carreaux de terre; de larges et profonds fossés fermaient le contour du village. En 1870, il n'en restait plus que quelques vestiges.
"Sur ces remparts surgissaient quatre bastions, l'un au sud, lieu dit les Tournelles; l'autre à l'est, lieu dit le Neufbourg; le troisième à l'ouest, le quatrième au nord. On entrait au village par trois portes: l'une au Neufbourg, l'autre à Munet, et la troisième à la Chapelle." [Histoire de Bétheniville, par A. Thenault.]

Les travaux de défense pour le village cessèrent d'être entretenus après la démolition du château fort. Cependant un tracé de remblais et de fossés resta visible jusqu'en 1899; un pont subsista au lieu dit Munet, et fut réparé plusieurs fois au cours du XVIIIe siècle [Réparations au pont de Munet, à Bétheniville, 1743 1790. (Archives de la Marne)].

A cette époque eurent lieu de fréquentes inondations, dont celles de 1784 est restée trop fameuse par ses désastres pour être perdue dans le souvenir populaire [L'inondation extraordinaire de la SUippe, que l'on nomme dans le pays le Déluge de 1784, causa de grands dégats à Bétheniville et endommagea ou détruisit un grand nombre de maisons. Histoire de Bétheniville, Par A Thenault].


La Révolution Française.


Louis XVI convoque les Etats-généraux en 1789. Chaque division (unité administrative de l'époque) doit rédiger un cahier de doléance.

La division administrative dont fait partie Bétheniville est alors celle de Pont Faverger et comprend aussi: Witry-lès-Reims, Saint-Hilaire-le-Petit, Moronvilliers, Hauviné, Saint-Clément, Saint-Pierre-à-Arne, Prosnes, Epoye, Berru, Caurel, Lavannes, Nogent-l'Abbesse et Beine.

L'ensemble de ces communes élirent 34 délégués au premier tour, qui eux-mêmes élirent 10 membres (dont deux des trois envoyés par Witry-lès-Reims) et choisirent monsieur Pierre-Benoît Boileau pour concourir à la rédaction du cahier des doléances du Tiers Etat du bailliage de Reims.

Une fois les premiers chocs de la Révolution Française passés, il y eut sur nos communes l'abjudication des biens du clergé, suite logique donnée après leur confiscation. La totalité des biens, appartenant soit aux communautés religieuses soit aux églises, furent mises aux enchères.


Le catholicisme.

La religion dans l'histoire de Bétheniville.

Les origines :
Après les cultes payens pratiqués ici comme dans tous les pays celtiques (Gaulois ou Belges), la religion romaine (culte à Mercure) laisse la place à une évangélisation très lente de la région entre le IIIè et le Vè siècle, période où l'évèque Nicaise érige à Reims une première Cathédrale où Clovis décida d'être baptisé en 498 avec 3000 de ses guerriers.
L'église commence alors à s'imposer au moyen-âge dans la région, pour ne plus la quitter.
Après les calamités du Haut Moyen-âge, la paix revient plus durablement et les édifices religieux s'élèvent dans la région: Cathédrale de Reims, basilique Saint Remi, L'abbaye Saint Nicaise, et de nombreuses petites églises de campagne dans les villages développés à partir des villae. On retrouve des traces de l'église Sainte Marie Madeleine de Bétheniville à partir du XIIIè siècle.

L'église à l'époque moderne :
Tardivement évangélisée, la région resta également tardivement attachée à son catholicisme.
La révolution oblige le clergé à l'abjudication de ses biens, mis aux enchères, mais la population reste majoritairement et profondément attaché à sa religion.
De 1794 à 1795, des mouvements de contestations enregistrés aussi bien à Witry, que dans les communes alentours, tournent souvent à l'émeute. La population manifestait clairement son mécontentement envers le sort qui était réservé à la religion, les églises étant souvent livrées aux vandales ou bien rebaptisées "Temple de la Raison" .

Les seuls prêtres à accepter la constitution civile du clergé furent ceux de Caurel. Dès le 20 août 1795, le premier baptême civil eu lieu et l'année suivante ce furent pas moins d'une centaine d'enfants qui reçurent leur première communion. Dans les autres paroisses, la messe avait toujours lieu, mais elle était devenue secrète et se pratiquait dans des caves. De nombreux curés réfractaires à la constitution imposée au clergé s'étaient réfugiés à Béru, devenu le centre de la réaction catholique des campagnes.

La liberté religieuse revint en l'an 1797, mais ce n'est qu'après la signature d'un concordat avec le pape Pie VII, en 1802, que les fidèles revinrent en foule assister aux offices religieux.

Eglise paroissiale de Sainte-Marie-Madeleine.



Le vocable de cette belle église, du commencement du XIIIè siècle, a été constamment celui de la Madeleine, et le chapître de Reims n'a cessé jusqu'à la révolution d'en avoir le patronage avec la dîme du lieu. Ce droit étant corrélatif de la construction de l'édifice, on s'explique le caractère monumental donné à l'église de Bétheniville par la puissante corporation qui pourvoyait, à la même époque, aux frais d'une cathédrale, sans parler de nombreuses églises rurales, telles que celles de Boult-sur-Suippe et Lavannes.


Mais, dans la suite, les dépenses d'entretien devinrent considérables par suite du peu de solidité de certaines parties, et des difficultés s'élevèrent entre le chapître chargé de réparer le chœur et le transept et les habitants tenus à la réfection des nefs. [Au XVII e siècle, des difficultés surgirent entre le chapître de Reims et les habitants de Bétheniville au sujet des réparations de l'église. Une sentence du Bailliage de Reims condamna le chapître à y participer le 16 septembre 1630, et fut confirmée par le Parlement le 31 juillet 1631. Un nouvel arrêt du 7 Août 1632 obligea le chapitre à contribuer, suivant ses offres, aux réparations du chœur, et en outre à l'entretien de l'édifice jusqu'à concurrence de la valeur du tiers des grosses dîmes qu'il affermait au pays." (histoire de Bétheniville, par A. Thenault)].

L'édifice dans tous les temps souffrit du défaut de réparations aux voûtes et aux bases des piliers [Etat du doyenné en 1684: "La voûte du chœur de l'église de Bétheniville menace ruine..." - Enquête de 1774: "La voûte de la nef menace une ruine totale."]. On crut y remédier en supprimant, au XVIIè siècle, les premières travées de la nef, les plus atteintes probablement, mais le mal empira par suite de l'humidité du sol et d'une négligence regrettable.


Au commencement du XIXè siècle, la nef perdit sa voûte si longtemps menaçante, et les bas-côtés furent supprimés de la manière la plus brutale [La voûte de la nef centrale, dont l'élévation était d'environ 14 mètres, tomba en ruines en 1803. On attribue la cause et le principe de sa destruction aux injures du temps et à l'incurie des habitants. Il y a environ quarante ans (ceci était écrit en 1870) qu'on a supprimé entièrement les bas-côtés de cette église. L'artiste et l'archéologue déplorent cet acte de vandalisme. En effet, pour les restaurer, il suffisait d'une somme de 1800 francs, pour les détruire au contraire et consolider l'édifice que des fouilles cupides avaient ébranlé, il fallut dépenser 4000 francs. Les deux contreforts du midi et du nord sont des monuments vivants et authentiques d'un fait que réprouveront à jamais les annales archéologiques." (Histoire de Bétheniville par A. Thenault)].

On recouvrit plus tard la nef d'un plancher, sans consolider suffisamment les bases. Il en résulta un état des plus disgracieux pour la façade et pour l'intérieur de l'édifice.


A la fin du dix-neuvième siècle, il était indispensable de restaurer solidement et complètement ce qui restait de la nef. Les bas-côtés furent d'abord commencés sur les plans de M. Reimbeau, ainsi que les amorces des voûtes. Puis les plans soumis en 1889 par M. Lamy, et suivant les inspirations de M. Reimbeau, furent adjugés et exécutés en entier l'année suivante, grâce au concours généreux de la Fabrique et des paroissiens, jaloux de conserver leur église dans son intégrité. ["En 1823, on construisit au sommet de la nef centrale un plancher en forme de plein cintre brisé. Cette nef conservée a été parée si malheureusement qu'elle pèche en solidité sur presque tous les points." (Histoire de Bétheniville) - 16 décembre 1889, plans de réparations et d'élargissement de la nef et du portail, communiqués par M. Ed. Lamy, architecte à Reims. - Dépense évaluée à 25000 francs, à couvrir par les libéralités des paroissiens. - Deux chapelles furent créées de chaque côtés du portail; la nef fut achevée selon les données de réfections de M. Reimbeau. Le portail fut conservé et le pignon refait dans le style gothique.]

Cimetières, anciennes croix et chapelle de la Crière, hospice, lieux dits du terroir.


Cimetière et chapelle.


Nous ignorons si un cimetière a primitivement existé autour ou à proximité de l'église de Bétheniville; il s'en éloigna sans doute à cause du voisinage de la forteresse. Après la ruine de cette dernière, l'autorité ecclésiastique se préoccupa d'en faire rétablir un au devant de l'église, suivant l'usage général. ["Monseigneur avoit ordonné, pour faire un cimetière, qu'on abattroit des cabanes qui ont été faites pendant les guerres auprès de l'église". Etat du doyenné de Bétheniville en 1684. (Archives de Reims, Fonds de l'Archevêché.)]

Le plan exécuté vers 1783 nous montre le cimetière placé derrière le chevet.

Le cimetière se trouvait auparavant hors du village, autour d'une chapelle dont une rue actuelle a perpétué le nom, et dont une croix, érigée en 1844, a maintenu 'ancien vocable de Saint-Nicolas. [" Une chapelle, dite de Saint-Nicolas, existait à l'ouest de Bétheniville, et fut démolie en 1792. Elle avait 6 mètres de longueur sur 3 de hauteur. Le cimetière se trouvait autour de cette chapelle jusqu'en 1698, et ce n'est qu'en 1704 qu'on cessa d'y enterrer. Le terrain resté à l'état vaque jusqu'en 1844, fut alors clos d'une haie, et une croix fut plantée et ombragée d'arbres à l'endroit de la chapelle, avec cette inscription: Souvenir de l'église Saint-Nicolas et à la mémoire de nos ancêtres. C'est à M. l'abbé Paris, curé de Saint hilaire le petit, desservant alors Bétheniville, que l'on dut cette réparation consignée dans la statistique de la commune, due également à ses soins vigilants." Histoire de Bétheniville, Par A. Thenault]

C'était primitivement une maladrerie appelée la Crière.

La chapelle dite aussi de la Crière (probablement ainsi nommée à cause du voisinage d'une crayère ou carrière de craie alors utilisée comme moellons), était un bénéfice dont l'existence est encore mentionnée dans une note dressée vers 1770. Elle survécut au cimetière supprimé au début du XVIIIè siècle, et nous savons qu'elle disparut seulement à la Révolution.

Le cimetière actuel a été rétabli dans cet ancien emplacement hors du village, à gauche du chemin de Moronvilliers, sur un tertre émergeant d'anciennes grévières; il est clos de haies vives, et renferme de nombreux monuments et deux chapelles gothiques modernes.

Croix Simonnet.


Une croix avait été plantée près du poste des employés des droits royaux, non loin de l'ancienne chapelle Saint-Nicolas; elle avait été bénite le 4 mai 1750, comme en font foi les registres paroissiaux, à la demande "du sieur Gabriel Vriquet, sous brigadier au dit poste". Elle fut détruite à la Révolution et rétablie depuis par les soins du sieur Simonnet, dont elle porte encore le nom.


Le XIXe siècle.

La ligne de chemin de fer Bazancourt-Challerange

Les quais de la Gare Voyageurs de Bétheniville, vers 1900


Cette ligne, dénommée 20.2, quittait la ligne 2 (Meaux – la Ferté Milon – Reims – Charleville – Givet) à Bazancourt et fut le projet d'hommes d'affaire de la moitié du XIXè siècle (M. Legros et ses associés) qui se sont entendu avec la Compagnie de l'Est pour l'exploitation de la première section, jusqu'à Bétheniville. Ils recevaient une redevance kilométrique, à répartir entre les actionnaires.

L'ouverture se fit selon ces dates:

* Bazancourt - Bétheniville : le 11 mai 1872
* Bétheniville - Challerange : le 1er décembre 1886

Il faudra quand même attendre 1883 pour avoir un prolongement, ouvert trois ans plus tard. Cela permettra d'avoir la double voie, pour des motifs stratégiques, qui sera enlevée plus tard.

Le service voyageur cessera le 15 mai 1938, et les marchandises quitteront, dans un premier temps, la section Challerange-Somme Py le 5 juillet 1971.

Actuellement seule reste en activité (très restreinte) la section Bazancourt-Dontrien pour une desserte frêt à la demande, ainsi que Challerange-Grandpré (neutralisé), tout le reste ayant été déferré.

En gare de Challerange, elle rejoingnait les lignes Hirson – Liart – Amagne Lucquy – Vouziers – Challerange – Ste Ménehould – Revigny – St Dizier et Challerange - Marcq.


Industries:

L'histoire de Bétheniville est aussi celle de son industrie, indissociable de son histoire sociale et de l'évolution de sa population à travers les décennies et les siècles.

Filature Oudin Frères, puis usine d'emballage et conditionnement Lembacel. à Bétheniville
lieu-dit : Martelet (le), Bétheniville
adresse : Reims (rue de) 11

parties constituantes : bureau ; salle des machines ; atelier de fabrication ; entrepôt industriel ; conciergerie ; logement patronal ; cité ouvrière ; cour
éléments remarquables : machine de production
époque de construction : 3e quart 19e siècle (détruit) ; 1er quart 20e siècle ; 3e quart 20e siècle

historique : L' usine, comportant une filature et un tissage, est construite par les Frères Oudin vers 1870, alors qu' ils possèdent une autre filature à Bétheniville depuis 1832. Totalement détruite pendant la Première Guerre mondiale, l' usine du Martelet est reconstruite vers 1920, ainsi qu' une cité ouvrière en 1922. En 1962 l' activité de filature et tissage cède la place à celle d' emballage et de conditionnement, ayant occasionné la construction d' un entrepôt et d' un magasin industriels. Renseignements donnés par l' actuel directeur de l' usine et un ouvrier de la cité.
L' emballage et le conditionnement comprennent trois étapes principales : l' impression des bobines de papier, le tubage et le botomage.
Environ 150 ouvriers étaient employés en 1991.


La Grande Guerre (1914)

Les nombreuses zones militaires, les emplacements des villages disparus, la majesté des Monts de Champagne, répondant au Mont de Berru au loin et plus encore à la Montagne de Reims et dominant la plaine champenoise immense, à deux pas de Bétheniville, nous rappelent chaque jour au souvenir de ces évènements tragiques, fondements de la France et de l'Europe d'aujourd'hui.

Les villages détruits de Nauroy et Moronvilliers


La Route de Saint-Martin


Durant la première guerre mondiale, entre 1914 et 1918, Bétheniville fut presque intégralement détruite et la quasi totalité du patrimoine bâti de la cité date de la reconstruction qui suivit la guerre. D'autres lieux, plus au sud, le long de la voie sacrée, de Reims jusqu'en Lorraine, n'ont même pas eu la chance d'une reconstruction et ont été définitivement rayés de la carte.

En se rendant de Reims à Saint-Martin l'heureux, en passant par le beau village de Nogent l'abbesse, au sud du Mont de Berru, puis par le coquet Beine-Nauroy, on se prend à imaginer ce qu'aurait pu être la suite de périple si Nauroy et Moronvilliers, respectivement à la porte et au coeur des Monts de Champagne, avaient pu échapper à leur totale destruction.

L'excellent site: http://perso.orange.fr/champagne1418 nous rappelle au souvenir de ces deux villages (cliquez sur leurs noms pour visiter)

Nauroy


Nauroy a son nom qui a pour origine "Nueridum", du latin mécarium (noyer et collectif "étum"). C'était un village peu peuplé de 120 habitants en 1911.

La paroisse avait pour patron Saint Jean-Baptiste et elle était sccursale de Beine (la présentation à la cure était l'abbé de Saint Denis de Reims).

Elle dépendait du grenier à sel de Reims dont elle suivait la coutume, et elle faisait partie du baillage de cette ville

Au XIXè siècle, Nauroy est signalé pour son commerce de grains et de veaux.

La guerre 14-18 va obliger la population à fuir définitivement leurs maisons le 2 septembre 1914. Du village il ne reste que quelques pierres de l'église, une chapelle y a été reconstruite qui sert de monument aux morts.

La loi du 29 juin 1942 supprime cette commune en créant une "Zone Rouge". Le 14 juin 1950 après que le village de NAUROY soit officiellement disparu pour former le camp militaire son nom et son territoire sont rattachés au village de BEINE. Son village d'adoption prendra le nom de BEINE NAUROY

(source: http://pagesperso-orange.fr/champagne1418/village/nauroy/nauroy.htm)


Moronvilliers


Le village de Moronvilliers était un petit village de 86 habitants en 1911. L'origine de son nom vient de" Mauris Villare". (La ferme de Moron - nom d'homme germanique).

La paroisse avait pour patron Saint Rémi. Elle faisait partie du doyenné de Bétheniville et du diocèse de Reims. Elle dépendait du grenier à sel de Rethel (Pays de gabelle privilégié).

Moronvilliers suivait la coutume de Vitry en Perthois et appartenait au baillage de Sainte Ménéhould.

La guerre 14-18 va obliger la population à fuir leurs maisons le 2 septembre 1914. Les Allemands occuperont le village, et son nom deviendra synonyme de place forte. Les Monts deviendront des bastions au milieu de la plaine Champenoise.

En 1950 le territoir du village de Moronvilliers formera le camp militaire de Moronvilliers et son nom et son territoire sont rattachés au village de PONTFAVERGER. Son village d'adoption prendra le nom de PONTFAVERGER-MORONVILLIERS.

(source: http://pagesperso-orange.fr/champagne1418/village/moronvilliers/moronvilliers.htm)



Visite réelle:

Par pontfaverger:

Pour passer réellement par ces lieux, rendez vous de Reims à Pontfaverger et suivez la direction Val de Vesle pour vous arrêter à Nauroy. Prenez ensuite la direction Saint-Martin-l'heureux pour passer par Moronvilliers.

Par Beine-Nauroy:

Vous pouvez aussi vous rendre directement à Beine-Nauroy et au rond-point, quitter le village pour suivre Saint-Martin l'heureux.

Par la voie sacrée:

Sortez de Reims par la route de Chalons en Champagne, puis au rond point de SIllery, prenez la direction de Suippes et Verdun, restez sur cette route linéaire mettant en valeur l'immense plaine champenoise jusqu'au tournant (à gauche, soyez prudents!) indiquant la direction de Pontfaverger-Moronvilliers. Vous arriverez sur le site de Nauroy.

Le paysage remarquable:


Remarquez au passage la beauté sauvage de la région des Monts de Champagne. Fermée au public pour cause d'occupation par un camp militaire et par le polygone d'expérimentation de Moronvilliers, cette région va peut être, et malgré tout, devenir une zone Natura 2000.